Quelques définitions - Quelle ontologie ?
Je propose pour commencer cette analyse et simplifier de le propos de désigner les différentes propositions du Tractatus en fonction de leur degré hiérarchique par des couleurs.
Il y a les 7 propositions principales je les appellerai les propositions blanches.
Les propositions de type 1.1, 2.3 ou 1.01 (car il n’y a jamais de 1.0) seront les propositions rouges.
Les propositions 1.1.1. etc seront vertes.
Les propositions 1.1.1.1. Noires et efin les 1.1.1.1.1. Bleues.
Dans cette note je vais essayer de donner les définitions de mots introduits par Wittgenstein dans les propositions 1 et 2 en ne travaillant qu’avec les propositions blanches et rouges (premier et deuxième degré hiérarchique).
Le monde
Le monde = Tout ce qui a lieu (1) = la totalité des faits, non des choses (1.1)
- Vision ontologique du monde (ce qui existe) basée sur l’action et non sur la permanence d’étants (de choses). Base importante pour W, si le monde est ce qui existe, ce qui est, il n’existe que des faits et pas de étants vides d’action. Nous sommes donc dans une vision dynamique de l’être, il ne suffit pas d’être bêtement présent pour exister, ce qui existe est ce qui fait, donc ce qui agit et se transforme. Serions-nous dans une vision dynamique de l’être ? Que sont les fait ? Le monde est également ce qui a lieu nous sommes donc dans une ontologie de l’être mouvant et apparaissant dans un espace.
Le fait
Le fait = la subsistance d’états de chose = une connexion d’objets (entités, choses)
- Le fait est avant tout une connexion d’objets. On est donc de plein pied dans une ontologie du lien.
L’objet
L’objet est simple (2.02)
- Il n’y a donc rien en dessous de l’objet. Mais la « pile », ou l’amas de tous les objets ne suffit pas à constituer le monde, ce qui le constitue est la connexion mouvante, agité des objets. Les objets sont simple mais jamais isolés.
La réalité
La réalité = la subsistance des états de chose et leur non subsistance (2.06)
La totalité de la réalité = le monde (2.063)
- On ajoute ici l’idée que les connexions de choses peuvent ne pas subsister, W introduit donc l’idée du changement dans son ontologie.
Conclusion redéfinition du monde
Le monde = Tout ce qui à lieu (1)
= la totalité des faits (1.1)
= la totalité de ce qui a lieu (2)
= la totalité des subsistances d’états de choses (2.)
= la totalité des subsistances de connexion d’objets (entités, choses) (2.01)
= la totalité de la réalité
= la totalité des subsistances des états de choses et de leur non subsistances (2.06).
- On arrive à un problème apparent que je ne parviens pas encore a résoudre, W donne du monde deux définitions a priori différentes :
- Le monde = la totalité des subsistances d’états de choses (2.)
- Le monde = la totalité des subsistances des états de choses et de leur non subsistances.
J’imagine que ce point s’expliquera en étudiant les propositions de degré inférieur.
A ces considérations ontologiques sont consacrées la première proposition et le début de la deuxième (de 2.01 à 2.063). A partir de la proposition 2.1 commencent les considérations épistémologiques avec l’affirmation : Nous nous faisons des images des faits (2.1)
