Quelques définitions - Quelle ontologie ?

10/04/2009

 

Je propose pour commencer cette analyse et simplifier de le propos de désigner les différentes propositions du Tractatus en fonction de leur degré hiérarchique par des couleurs.

Il y a les 7 propositions principales je les appellerai les propositions blanches.

Les propositions de type 1.1, 2.3 ou 1.01 (car il n’y a jamais de 1.0) seront les propositions rouges.

Les propositions 1.1.1. etc seront vertes.

Les propositions 1.1.1.1. Noires et efin les 1.1.1.1.1. Bleues.

Dans cette note je vais essayer de donner les définitions de mots introduits par Wittgenstein dans les propositions 1 et 2 en ne travaillant qu’avec les propositions blanches et rouges (premier et deuxième degré hiérarchique).

    Le monde

Le monde = Tout ce qui a lieu (1) = la totalité des faits, non des choses (1.1)

  • Vision ontologique du monde (ce qui existe) basée sur l’action et non sur la permanence d’étants (de choses). Base importante pour W, si le monde est ce qui existe, ce qui est, il n’existe que des faits et pas de étants vides d’action. Nous sommes donc dans une vision dynamique de l’être, il ne suffit pas d’être bêtement présent pour exister, ce qui existe est ce qui fait, donc ce qui agit et se transforme. Serions-nous dans une vision dynamique de l’être ? Que sont les fait ? Le monde est également ce qui a lieu nous sommes donc dans une ontologie de l’être mouvant et apparaissant dans un espace.

    Le fait

Le fait = la subsistance d’états de chose = une connexion d’objets (entités, choses)

  • Le fait est avant tout une connexion d’objets. On est donc de plein pied dans une ontologie du lien.

    L’objet

L’objet est simple (2.02)

  • Il n’y a donc rien en dessous de l’objet. Mais la « pile », ou l’amas de tous les objets ne suffit pas à constituer le monde, ce qui le constitue est la connexion mouvante, agité des objets. Les objets sont simple mais jamais isolés. 

    La réalité

La réalité = la subsistance des états de chose et leur non subsistance (2.06)

La totalité de la réalité = le monde (2.063)

  • On ajoute ici l’idée que les connexions de choses peuvent ne pas subsister, W introduit donc l’idée du changement dans son ontologie.

    Conclusion redéfinition du monde

Le monde = Tout ce qui à lieu (1) 

= la totalité des faits (1.1) 

= la totalité de ce qui a lieu (2) 

= la totalité des subsistances d’états de choses (2.) 

= la totalité des subsistances de connexion d’objets (entités, choses) (2.01) 

= la totalité de la réalité 

= la totalité des subsistances des états de choses et de leur non subsistances (2.06).

  • On arrive à un problème apparent que je ne parviens pas encore a résoudre, W donne du monde deux définitions a priori différentes :
  • Le monde =  la totalité des subsistances d’états de choses (2.)
  • Le monde =  la totalité des subsistances des états de choses et de leur non subsistances.

             J’imagine que ce point s’expliquera en étudiant les propositions de degré inférieur.

 

A ces considérations ontologiques sont consacrées la première proposition et le début de la deuxième (de 2.01 à 2.063). A partir de la proposition 2.1 commencent les considérations épistémologiques avec l’affirmation : Nous nous faisons des images des faits (2.1)

 

Greg

Théâtre - Wittgenstein Incorporated

10/04/2009

 

Je viens de recevoir une annonce pour une pièce de théâtre sur Wittgenstein qui sera donnée du 23 au 30 avril et du 12 au 30 mai 2009 à Paris, A bon entendeur !
Voici les détails.

 

WITTGENSTEIN INCORPORATED
de Peter Verburgt
traduction Frans de Haes
mise en scène Jan Ritsema
dramaturgie Marianne Van Kerkhoven
décor et lumière Herman Sorgeloos
avec Johan Leysen
…………………………………………………………..
du 23 au 30 avril et du 12 au 30 mai 2009

© D.R.

Un texte – presque un scénario – qui suit la pensée en action du
philosophe Wittgenstein sur la question de la croyance. Qu’est-ce que
croire ? La croyance réunit-elle les hommes ou les sépare-t-elle ? Ces
questions restent brûlantes.
Ce spectacle, crée il y a presque 20 ans, est encore dans la mémoire
de ceux qui l’avaient vu au Festival d’Avignon 1991.

Réservez en ligne (10/14€)

Théâtre de la Cité internationale 17 bd Jourdan 75014 Paris RER B :
Cité universitaire
Réservations : 01 43 13 50 50

http://www.theatredelacite.com

Greg

Le Tractatus, un ouvrage positiviste?

08/04/2009

Bonjour à tous,

Le Tractatus est, il me semble, rentré dans l’histoire de la pensée comme une œuvre sèche et sans concession sur la question de la réalité. Wittgenstein ouvre son livre en affirmant que “le monde est tout ce qui a lieu”, et non que la réalité est subjective, ou que nous sommes de quelque manière dupés par nos sens. A la suite de la proposition 1.1, apparemment sans concession (”le monde est la totalité des faits, non des choses”), l’ouvrage aligne les propositions d’une grande clarté, à force de bannir l’emploi d’un vocabulaire fumeux et de définir chaque terme. L’arborescence logique - indiquée numériquement - renforce l’impression de se trouver face à un texte sans pitié pour les sceptiques face à la réalité. Le Cercle de Vienne avait la bible qu’il attendait.

Mais une telle interprétation positiviste, empiriste, ne fait-elle pas dire à Wittgenstein ce qu’il n’a pas dit? En ce sens que si, au fil des pages, l’affirmation d’une réalité en soi ne fait pas de doute, l’idée que cette réalité en soi est déjà divisée en objets pose en revanche problème. En cause certaines utilisations étranges du terme « monde », dont la relation avec la « réalité » est peu claire. Certaines propositions laissent à penser que le monde se décompose univoquement en objets unis par des relations. Mais certaines autres tendent à indiquer que le monde est l’ensemble de tout ce qui existe et n’existe pas, c’est-à-dire contient l’entièreté de la structure logique de ce qui nous apparaît et de ce qui ne nous apparaît pas – puisque ce qui ne nous apparaît pas est un corrélat logique de ce qui apparaît, en ce que tout proposition vraie (lire remarque de Mathieu sur la proposition 6) « contient » l’ensemble de ses occurrences et de ses non-occurrences (« les objets contiennent la possibilité de toutes les situations », et l’idée de « fait négatif »).

Ceci est sans doute une interprétation exagérée, mais certaines considérations entretiennent un malaise face à un « monde » qui parait parfois si net et évident, indépendant du sujet (« le monde se décompose en faits ») parfois si subjectif, dépendant de la perception du sujet (« le monde est mon monde », « la subsistance des états de choses et leur non-subsistance est la réalité », « ainsi, dans la mort, le monde n’est pas changé, il cesse »). Quelle est, dès lors, l’ontologie exacte de Wittgenstein ?perception

Comment, dès lors, comprendre les relations entre monde-réalité-état de choses-faits-objets ? Eclaircir ces relations permettrait à coup sûr de clarifier l’ensemble du Tractatus.

Attelons-nous y.

Bonne fin de matinée,

Stanislas.

Steph

Salut les gars

08/04/2009

“Ce qui peut être dit peut être dit clairement; et ce dont on ne peut parler, il faut le passer sous silence” (L. W., TLP proposition 7).
Waaah, super les gars, j’adore la les philosophes faciles à comprendre… “La forme générale d’une fonction vraie (…) est [p, ξ, N(ξ)]” (p. 6). Euh, oui … héhé, j’ai rien dit.

Math

Bonjour tout le monde !

26/02/2009

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